|
Bac Général – Session 2026 – Sujet de Spé SVT – Emirats Arabes Unis
|
L’usage de la calculatrice et du dictionnaire n’est pas autorisé.
Génétique de la reproduction sexuée et sélection des plantes
Aujourd’hui, de nombreuses techniques, comme l’hybridation, permettent la création de variétés végétales. Ces méthodes sont fondées sur la compréhension des principes de la reproduction sexuée.
| Expliquez comment les mécanismes de la reproduction sexuée associés à de la sélection artificielle contribuent à la production de nouvelles variétés végétales. |
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des expériences, des observations, des exemples pour appuyer votre exposé et argumenter votre propos.
Un médicament anti-diabétique pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson ?
Longtemps réservés au traitement du diabète de type 2, les agonistes* du GLP-1 suscitent aujourd’hui un espoir inattendu dans la maladie de Parkinson : plusieurs études cliniques récentes montrent qu’ils permettent de ralentir la progression des symptômes moteurs chez des patients atteints de la maladie de Parkinson, alors même qu’ils ne présentent pas de diabète.
* agoniste : se dit d’une molécule qui a une action identique à une autre molécule sur un récepteur donné.
| Expliquer comment ce traitement par l’agoniste du GLP-1 pourrait s’avérer efficace dans l’amélioration des symptômes parkinsoniens. |
Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des données des documents et les connaissances utiles.
Document 1 : essai clinique d’un agoniste du GLP-1
Le GLP-1 est une substance naturelle qui n’agit que quelques minutes dans le corps. En 2013, des chercheurs ont administré à des patients atteints de Parkinson un agoniste du GLP-1, c’est-à-dire un médicament qui imite cette substance, mais qui reste actif beaucoup plus longtemps, plusieurs heures. Cette étude a montré qu’à la fin du traitement l’état des patients s’était amélioré.
Depuis d’autres essais cliniques sont en cours dont celui présenté ci-dessous effectué en 2023 :
Pendant 54 semaines, 37 patients atteints de la maladie de Parkinson sont traités avec l’agoniste GLP-1 (groupe test) et 18 patients parkinsoniens sont traités avec un placébo (groupe placébo). Un placébo est un traitement sans principe actif, c’est-à-dire qu’il n’a pas d’effet biologique direct sur l’organisme.
Les activités motrices quotidiennes telles que la marche, la mastication, l’habillage et la conversation souvent perturbées chez les patients atteints de la maladie de Parkinson ont été observées à 28 et 54 semaines afin d’évaluer la sévérité de la maladie chez les deux groupes.
Evolution de la sévérité de la maladie au cours du temps

ua = unités arbitraires
T : barre d’erreur
D’après Hölscher, Neuropharmacology, 2024.
Document 2 : des neurones qui libèrent de la dopamine
Document 2a : comparaison de l’activité des neurones dopaminergiques de la substance noire
La maladie de Parkinson se manifeste notamment par l’akinésie (lenteur des mouvements volontaires). Or, les mouvements volontaires sont contrôlés par des neurones producteurs de dopamine ou dopaminergiques. L’activité des neurones dopaminergiques de la substance noire (petite structure cérébrale) se traduit par une libération de dopamine. Elle a été comparée chez des personnes saines et atteintes de la maladie de Parkinson. Le résultat d’imagerie cérébrale visible ci-dessous reflète les résultats obtenus pour l’ensemble des personnes testées.

D’après Remy et al., médecine/sciences, 1999
Document 2b : comparaison des récepteurs aux hormones des neurones dopaminergiques
Insuline et GLP-1 sont deux hormones essentielles à la régulation de la glycémie, mais qui exercent également des effets au niveau du cerveau.
| Neurones de personnes saines | Neurones de personnes atteintes de maladie de Parkinson | |
| Récepteurs à l’insuline | Présents et fonctionnels (On qualifie ces neurones de sensibles à l’insuline = IS) |
Présents mais non fonctionnels (On qualifie ces neurones de résistants à l’insuline = IR) |
| Récepteurs au GLP-1 | Présents et fonctionnels | Présents et fonctionnels |
D’après Kalinderi et al., International Journal of Molecular Sciences, 2024.
Document 3 : l’origine des agrégats protéiques d’α-synucléine dans les neurones
Document 3a : l’α-synucléine et son agrégation
L’α-synucléine est une protéine naturellement présente dans les neurones, surtout dans les terminaisons présynaptiques, où elle régule la libération des neurotransmetteurs. Produite en trop grande quantité, l’α-synucléine a tendance à s’agréger sous forme de fibrilles empêchant entre autres la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine par exemple.
Chez un patient sain, ces agrégats peuvent être détruits par une suite de réactions métaboliques initiées par la fixation de l’insuline sur les récepteurs à insuline des neurones dopaminergiques.
Document 3b : résistance à l’insuline et quantité d’α-synucléine
Des chercheurs ont utilisé une technique, appelée immunofluorescence, qui permet d’estimer la quantité de la protéine α-synucléine dans les neurones. Ils ont appliqué cette méthode sur deux types de neurones dopaminergiques.
Les résultats sont visibles ci-dessous :

D’après Hong et al., Cells, 2020.
Document 4 : l’activation des protéines AKT
Document 4a : le rôle de la protéine AKT
Des recherches ont montré qu’une fois activée, la protéine intracellulaire nommée AKT favorise la dégradation des agrégats d’α-synucléine.
Document 4b : étude du niveau d’activation de la protéine AKT
Des chercheurs ont étudié la relation entre l’activation des protéines AKT et la concentration d’insuline dans différentes conditions. Les résultats sont visibles ci-dessous :
IS : neurones sensibles à l’insuline
IR : neurones résistants à l’insuline
IR & GLP-1 : neurones résistants à l’insuline, d’abord incubés avec un agoniste du GLP-1 puis exposés à l’insuline
nM : unité de concentration en nmol.L-1
ns : différences non significatives
* : différences significatives
Les figurés • ▪ ▲ correspondent aux différentes mesures
D’après Athauda et al., bioRxiv, 2024.