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Fév 02 2015

Aménagements de l’autoroute pour préserver l’environnement

 

Présentation :

        L’exemple ci-dessous propose de mettre en évidence à partir d’un exemple local, les efforts mis en œuvre par l’Homme pour limiter les effets directs ou indirects sur l’environnement de la présence d’une autoroute.

 

Objectifs pédagogiques :

Niveau : Cycle 3

Parties du programme : La planète Terre, les êtres vivants dans leur environnement

 

 

Le tracé de l’autoroute A39 a été étudié pour passer exclusivement en milieu rural pour éviter les nuisances sonores, mais également pour limiter la pollution de l’environnement.

En effet, les différentes forêts qui sont traversées par cette autoroute vont agir comme de véritables filtres naturels, et éliminer plus rapidement les différents gaz rejetés des véhicules qu’en milieu urbain.

Au Sud de Dole, l’A39 traverse la Forêt de Rahon (localisée par l’étoile rouge sur la carte ci-contre).

Durant les travaux de construction, une tranchée d’une cinquantaine de mètres de large a été réalisée pour accueillir les futures voies de circulation de l’autoroute.

Pour cela, des km3 de terres, roches et gravats ont été retirés pour construire les voies légèrement en contre-bas de la forêt.

carte-rahon

 

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Les voies de l’A39 traversant la Forêt de Rahon

Maintenant, l’autoroute représente une barrière physique aux déplacements des animaux.
En effet, pour assurer la sécurité des voyageurs, l’autoroute est protégée par des clôtures antigibiers de 1,80 m de hauteur, empêchant les grands animaux (cerfs, chevreuils et sangliers) de traverser les chaussées.
Au niveau de la forêt de Rahon, les clôtures s’élèvent jusqu’à 2,70 m de hauteur.

L’implantation de ces passages à faune fait intervenir plusieurs types de partenaires pour identifier les aires de déplacement des animaux : les associations de protection de la nature, les fédérations de chasseurs, des naturalistes ou des établissements d’enseignement. Tous travaillent pour nous aider à favoriser les passages de la petite et de la grande faune.

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A la base des clôtures, les mailles sont beaucoup plus petites qu’au sommet, de manière à empêcher le passage des petits gibiers.

 

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A certains endroits, notamment à proximité des mares de substitution, un filet de batracien est rajouté à la base des clôtures afin d’empêcher le passage de ces animaux.

Des passages à faune sont construits afin de rétablir les connexions entre les massifs forestiers. Les passages à faune de l’A39 sont facilement reconnaissables avec leurs bordures du bois sombres et les silhouettes de grands gibiers. D’autres sont souterrains et passent sous la chaussée.

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Vue d’un passage à faune depuis l’A39
Vue de dessus d’un passage à faune

 

Chaque passage à faune est recouvert de terre, ce qui permet à la végétation de conquérir petit à petit l’édifice.

Après un temps d’adaptation, les animaux n’hésitent plus à les emprunter et échappent ainsi à l’enclavement.

De part et d’autre de l’édifice, un piège à traces (constitué de sable) permet de faire des relevés des traces des animaux qui ont emprunté le passage.

Chaque semaine, les traces sont relevées par un étudiant, la végétation grignotée, mangée est également étudiée pour l’identification des animaux.

sable

 

En complément des passages à faune qui permettent le franchissement de l’autoroute, les animaux empruntent également les ouvrages mixtes ouvrages routiers ou hydrauliques.

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